Archives du mot-clé Idée

Une idée du miracle

Le monde sonne juste la plupart du temps.
Le dérèglement des sens, c’est en fait le décalage par rapport à une harmonie logique. Analogue à l’angoisse, le rêve rend possible ce qui n’est qu’infiniment peu probable, ce qui advient comme une dissonance de ce qui devrait arriver. Par là, le poète comme l’angoissé aperçoit un enchaînement des choses, logique lui aussi même si peu probable, et prolonge cet enchaînement jusqu’à y croire un peu, et vivre quelque chose qui n’est pas advenu. Le décalage, l’espace d’un instant (parfois insistant), entre ce qui est et ce qui pourrait être mais vraiment avec de la chance. C’est ainsi que le poète entrevoit l’amour sans raconter sa vie. Pour l’angoissé, il suffit de changer quelques mots à la définition, c’est le décalage entre ce qui est et ce qui éventuellement aurait une petite probabilité d’arriver, mais ce serait carrément pas de bol.
Le monde sonne juste, la plupart du temps.
Le miracle, c’est quand le rêve advient dans la vie
[idem pour la catastrophe, vous transposerez]
Je disais : du rêve qui advient dans la vie.
C’est un miracle.

Publicités

Poursuite Zutique – Réal / Acteur

Elle se balade sur la Dune, un matin d’hiver… Retrouver… Quoi ?

Un film de Yann Branov, pour la Kino Session 43

Avec : Tiphaine Biteau et Yann Branov
Cadre et effets spéciaux : François-Xavier Faidy
Prise de son : Alain Eygretau
Direction d’acteurs : Claire Poirson
Musique : Matthieu Eira
Effet visuel additionnel : Arnaud Teillet
Réalisation, scénario, étalonnage, montage : Yann Branov

Charlie

Quand les tombes se marrent
Des cons qu’elles recouvrent
Et que les autres se barrent
Pour échapper aux vautours

Quand le peuple frémit
D’une fougue commune
Ne veut pas se coucher sous la lune
Et crie : Je suis Charlie !

Quand ça se barre en commémorations
Un mot que même toi tu en chies à dire
Mais, laisse, faut pas faire attention

Nous sommes là pour combattre le pire
Alors tu t’en fous, et tu dessines
Rigoles des cons qui nous assassinent !

Souhaiter « joyeux anniversaire »

Il est étrange de souhaiter « joyeux anniversaire » en retard. A défaut, on peut souhaiter qu’il a été bon, si on y pense trop tard. Mais il parait plus logique de le souhaiter bon par avance, c’est-à-dire d’espérer qu’il sera effectivement agréable, et pourtant, c’est beaucoup moins admis (d’être en avance). Enfin, ceci est peut être seulement grammatical…